dimanche, 26 novembre 2006
Avant, moi...
je croyais, je me demandais, je me disais, j'étais sûre, je trouvais que, je comprenais pas, je m'imaginais... et je me gênais pas pour le dire.
Comme là en fait.
Avant moi je croyais que dans le monde on parlait tous la même langue et que c'était juste l'accent qui changeait. La preuve : table, action, Starsky, Hutch, mes voisins portugais, Jane Birkin et Julio Iglesias. Je croyais aussi que tous les Espagnols étaient comme Julio, c'est-à-dire très beaux, les dents blanches, les yeux fermés et la main sur la poitrine.
Je me disais que dans les films, les acteurs qui s'embrassaient sur la bouche cachaient vachement bien leur main comme quand on faisait semblant, ou alors je sais pas, ils mettaient un truc, un plastique, n'importe quoi, parce que quand même, embrasser c'était dégueulasse, alors si en plus ils s'aimaient même pas pour de vrai, c'était pas possible qu'ils le fassent pas pour du semblant.
J'étais sûre qu'à 18 ans je serais mariée, j'aurais des enfants et surtout que j'aurais les cheveux longs.
Je trouvais ça dégueulasse de se moquer comme ça des Québécois à la télé en leur faisant un accent ridicule exprès pour que les gens rigolent. Vraiment, Robert Charlebois, Fabienne Thibeault et les autres, c'étaient vraiment des méchants.
Je m'imaginais que Jacques Martin devait bien s'ennuyer chez lui le dimanche pour rester toute la journée dans la télé, alors qu'il aurait pu s'amuser avec sa machine à remonter le temps en forme de citrouille blanche.
J'étais persuadée que quand mes parents étaient petits, ils vivaient en noir et blanc.
Je me disais que la maman de mon copain Trésor avait dû être super contente quand il est né et que c'est pour ça qu'elle l'avait appelé comme ça.
Je trouvais les gens idiots quand ils me demandaient : "Alors, qu'est-ce qu'il t'a apporté le Père Noël ?" alors qu'ils savaient très bien qu'on avait que des radiateurs chez nous, donc pas de cheminée, et que c'est mon père qui faisait l'intérim avec du coton pour la barbe et le manteau de ma mère... qui était marron. Mon père lui, croyait qu'on n'y voyait que du feu.
Je comprenais pas pourquoi ma mère se fâchait quand je ne voulais pas manger, qu'elle me disait de penser aux enfants qui ont faim en Afrique et que je lui disais que justement, il fallait leur envoyer mon assiette.
J'avais entendu l'Hymne à l'Amour et la dame disait : "Dieu réunit ceux qui s'aiment". Puis après j'avais vu une émission sur la dame en question et ses histoires d'amour et je me disais que quand même ça ferait un beau bordel et que peut-être même ils pourraient se battre ses amoureux.
Je trouvais ça nul de collectionner des bons points pour avoir des images que tu pouvais trouver dans les tablettes de chocolat Poulain alors que Grégory, pour un bon point, il te filait un bonbec. Bon, la maîtresse a vite flairé le truc quand elle a vu que des images, j'en avais que deux.
J'en avais marre d'être toujours la plus petite de la classe, alors mon frère, toujours au top de la science, m'a dit qu'apparemment on grandissait pendant notre sommeil. Du coup je m'imaginais que Nicolas, mon idole, le frère de ma copine, très grand, devait être plutôt du genre feignasse.
Et le coup de la soupe, à d'autres hein. Moi j'adorais ça.
Je croyais plein de trucs comme ça et je bassinais tout le monde avec. Maintenant je me demande juste à quel moment j'ai arrêté d'y croire, parce que pour ce qui est de bassiner tout le monde, ça va, je me pose encore là.
[M - Nostalgic du cool]
20:20 Publié dans Avant, moi... , Zique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 17 août 2006
Et j'ai crié, crié-hé... !
[Petit message perso... vivi...]
De veras cari… ¡ Qué pena que no entiendas el francés !
You could have understood this song by Léo Ferré :
La langue française
C'est un' barmaid
Qu'est ma darling
Mais in the bed
C'est mon travelling
Mon best-seller
Et mon planning
C'est mon starter
After shaving
J'suis son parking
Son one man show
Son fuel, son king
Son slip au chaud
Rien qu'un p'tit flash
Au five o'clock
J'paie toujours cash
Dans l'bondieu scop
ET J'CAUSE FRANCAIS
C'EST UN PLAISIR
C'est ma starlett
Ma very good
Mon pick-galette
Mon hollywood
C'est ma baby
Au tea for two
C'est ma lady
Au one two two
J'suis son jockey
Son steeple-chase
J'sais la driver
A la française
Dans l'sleeping car
After paillasse
A son milk-bar
J'me tape un glass
ET J'CAUSE FRANCAIS
C'EST UN PLAISIR
C'est ma call girl
Ma savourex
Qu'effac' sa gueule
A coups d'kleenex
C'est ma lucky
C'est ma pall mall
Ma camel qui
Fait ça pas mal
Quand c'est OK
On fait l'remake
Quand c'est loupé
On fait avec
J'lui fais l'mohair
Et la syntaxe
Très rock in chair
Je shoot relaxe
ET J'CAUSE FRANCAIS
C'EST UN PLAISIR
C'est un' barmaid
Qu'est ma darling
Mais in the bed
C'est du forcing
C'est du pam pam
A chaque coup d'gong
C'est plus un' femme
C'est un ping-pong
Quand je suis out
Elle m' sex appeal
Et dans l'black out
Je smash facile
Sur son standing
In extremis
J'fais du pressing
Au self service
ET J'CAUSE FRANCAIS
C'EST UN PLAISIR
C'est mon amour
Mon coqu'licot
Mon p'tit bonjour
Mon p'tit oiseau
AND JE SPEAK FRENCH
C'EST UN PLEASURE
What a pity, really...
Uy, casi se me olvidaba... querías algo S----L... pues, no sé tío... que soy pura e ingenua, ya sabes... quizás...
¿ el título ?
¡ Jajajajajajajaja !
Que todo te vaya bien polluelo :)
[Fin du message perso, mais j'espère que le texte aura aussi fait plaisir à mes innombrables et fidèles lecteurs :-D]
02:33 Publié dans Avant, moi... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


